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elhaous hanaa
09/05/2005, 19h44
La dureté du coeur


Le serviteur ne peut-être affligé d’une plus sévère punition que la dureté du c½ur et cela est être distant envers Allah. Le feu a été créé pour dissoudre le c½ur endurci - ce c½ur qui est le plus distant des c½urs envers Allah. Si le c½ur devient dur, l’½il devient sec (et ne trouve ni la joie, ni la tranquillité).

Il existe 4 cas qui endurcissent les c½urs lorsque leur limite est transgressée : la nourriture, le sommeil, la parole et les relations sexuelles. De même qu’un corps affligé par la maladie ne tire aucune nourriture de l’alimentation et de l’eau, un c½ur malade ne tire aucun bénéfice des recommandations et des exhortations.

Celui qui désire purifier son c½ur, qu’il donne alors sa préférence à Allah plutôt qu’à ses bas instincts. Le c½ur qui s’accroche à ses bas instincts est voilé (par rapport à Allah) selon la force qui le raccroche à eux (les bas instincts). Les c½urs sont les navires d’Allah sur Sa terre, ainsi ceux qu’Il aime le plus sont ceux qui sont les plus tendres, purs et résistants à la déviation.

[Une référence au hadeeth, "Vraiment, Allah a des navires parmi les gens de la terre et les navires de votre Seigneur sont les c½urs de ses esclaves justes et ceux qu’Il aime le plus parmi eux sont les plus doux et les plus tendres" et c’est hasan. Référez-vous à as-Saheehah (No 1691)]

Les transgresseurs ont préoccupé leurs c½urs avec la recherche de ce monde. Si seulement ils les avaient préoccupés par Allah et par la recherche de l’Au-delà alors ils auraient au lieu de cela réfléchi sur la signification de Ses Mots et Ses Signes qui sont les témoins dans la création. Leurs c½urs seraient retournés à leurs propriétaires (dans lesquels ils résident dans les poitrines) leur accordant une merveilleuse sagesse et les perles du bénéfice. Lorsque le c½ur est nourri par le dhikr (le rappel d’Allah), lorsque sa soif est assouvie avec la contemplation et lorsqu’il est nettoyé de la corruption, il sera témoin de choses remarquables et merveilleuses et sera inspiré par la sagesse.

Ce n’est pas chaque individu doté de connaissance et de sagesse qui fait partie de ces gens. Plutôt, les Gens de Connaissance et de Sagesse sont ceux qui ont infusé la vie dans leurs c½urs en abattant leurs désirs. Quant à celui qui a détruit son c½ur et donné préséance à ses désirs alors sa langue est privée de la connaissance et de la sagesse. La destruction du c½ur arrive par la possession d’un sentiment de sécurité (se sentir intouchable) et par la négligence.

Le c½ur est fortifié par la crainte d’Allah et par le dhikr. Si le c½ur renonce aux plaisirs de ce monde alors il sera dirigé vers la poursuite du bonheur de l’Au-delà et il sera parmi ceux qui y appellent. Si le c½ur se contente des plaisirs de ce monde alors le bonheur de L’au-delà cesse d’être poursuivi.

Se languir d’Allah et de Sa rencontre ressemble à une douce brise soufflant sur le c½ur, démolissant le désir flambant de ce monde. Celui qui amène son c½ur à s’établir avec son Seigneur se trouvera dans une condition calme et tranquille et celui qui amène son c½ur à aller vers les gens sera excessivement dérangé et perturbé. C’est parce que l’amour d’Allah ne pourra jamais entrer dans un c½ur qui contient l’amour de ce monde tant que le chameau ne passera pas par le chas d’une aiguille.

Donc le plus aimé des serviteurs auprès d’Allah est celui qu’Il place dans Sa servitude, qu’Il choisit pour Son Amour, qu’Il amène à purifier son adoration pour Lui, qui lui consacre sa vie, sa langue à Son dhikr et ses membres à Son service. Le c½ur devient malade comme le corps devient malade et le remède se trouve dans le repentir et dans la recherche de la protection contre le mal.

Il (le c½ur) devient rouillé comme un miroir devient rouillé et il est poli par le dhikr. Il devient nu comme le corps devient nu et son ornement vient par la taqwaa (la piété). Il devient affamé et assoiffé comme le corps devient affamé et assoiffé et sa faim et sa soif sont rassasiées par la connaissance, l’amour, la confiance, le repentir et la servitude à Allah.

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Auteur : Ibnul Qayyim al-Jawziyyah

Traduit par ummissa, revu et corrigé par Ummu Wassim

Source : Kitab Al-Fawaaid (pp. 111-112