le chemin du paradis
10/04/2007, 00h34
Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux
Ibn Taïmiya et la philosophie
(Partie I)
Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit : Etymologiquement, le terme philosophie signifie « amour de la sagesse ».[1] Il fait allusion aux philosophes grecs bien que toutes les civilisations ayant reçu un livre révélé ou non, ont leurs propres sages comme les religions païennes de l’Inde et la religion mazdéenne chez les Perses. Quant aux sages musulmans, ils incarnent les savants instruits dans les enseignements qu’Allah a révélés à Son Messager, et qu’ils mettent en pratique. L’Imam Mâlik disait à ce sujet : « La sagesse, c’est connaître la religion et la mettre en pratique. » Dans l’usage, le philosophe désigne le disciple de la pensée et de la sagesse grecque.[2]
Les Grecs maîtrisaient les sciences de la nature (ou physiques), les mathématiques, et l’astronomie dans une certaine mesure (étant donné qu’ils adoraient les astres). Quant au domaine de la théologie, Aristote et ses adeptes en parlaient très peu, sans compter que la plupart de leur discours était erroné dans ce domaine.[3] Les Grecs et les romains étaient des païens qui vouaient le culte aux idoles et aux astres. Aristote vécut trois cents ans avant Jésus-Christ et il fut le conseillé politique d’Alexandre fils de Philippe de Macédoine. Certains s’imaginent à tort qu’il serait Dhû el Qurnaïn dont le Coran fait mention. Contrairement à Alexandre le Grand, ce dernier était monothéiste. Il a vécu par ailleurs, bien longtemps avant Aristote et il parvint à l’extrémité de l’Orient et de l’Occident. Il a construit notamment la barrière qui retient actuellement Gog et Magog. Le Macédonien n’a jamais atteint ces limites et encore moins construit cette fameuse barrière.
Les romains et les Grecs adoraient donc le soleil, la lune et les étoiles pour lesquels ils consacraient des temples et érigeaient des statuts. Ils croyaient également à la magie à la manière de Nemrod fils de Canaan. Il reste des traces de cette forme de paganisme en Orient, sur les terres turques et celles du Khatâ (en Asie Centrale NDT) où les habitants érigent des statuts énormes de Nemrod. Ils s’accrochent des chapelets autour du cou et glorifient leur idole, sans oublier d’injurier l’Ami proche d’Allah Ibrahim. Ces pratiques existent dans le Shâm, en Égypte et en Iraq.
Ainsi, la plupart des pratiques polythéistes s’expriment de deux façons : par le culte des tombeaux et des idoles du monde inférieur comme ce fut le cas à l’époque de Noé, et le culte des astres du monde supérieur et la pratique de la magie comme à l’époque d’Ibrahim dont la mission fut destinée aux qui pratiquaient la plus grande forme de sorcellerie (l’astrologie). Harrân[4] était la cité des sabéens où Ibrahim serait né ; une autre hypothèse avance qu’il serait en fait venu d’Iraq. Ils construisirent plusieurs temples en hommage à la « cause première », au « premier intellect », au soleil, à la lune, etc. La religion chrétienne s’est installée à Harrân,[5] mais le sabéisme perdura jusqu’aux conquêtes musulmanes. Il reste toujours des philosophes sabéens dans le nord de l’Iraq et à Bagdad où ils exercent la profession de médecin et d’écrivain, mais certains d’entre eux ne se sont pas convertis à l’Islam. El Fârâbî est passé par Harrân au quatrième siècle de l’Hégire. Il s’est inspiré de sa culture philosophique auprès de ses habitants. Le philosophe sabéen Thâbit ibn Qurra (m. 288 h.) avait déjà fait le commentaire de « la métaphysique » d’Aristote. Cet ouvrage est déjà passé entre mes mains et renferme d’énormes erreurs.
a suivre
insha Allah
om _maryame
Ibn Taïmiya et la philosophie
(Partie I)
Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit : Etymologiquement, le terme philosophie signifie « amour de la sagesse ».[1] Il fait allusion aux philosophes grecs bien que toutes les civilisations ayant reçu un livre révélé ou non, ont leurs propres sages comme les religions païennes de l’Inde et la religion mazdéenne chez les Perses. Quant aux sages musulmans, ils incarnent les savants instruits dans les enseignements qu’Allah a révélés à Son Messager, et qu’ils mettent en pratique. L’Imam Mâlik disait à ce sujet : « La sagesse, c’est connaître la religion et la mettre en pratique. » Dans l’usage, le philosophe désigne le disciple de la pensée et de la sagesse grecque.[2]
Les Grecs maîtrisaient les sciences de la nature (ou physiques), les mathématiques, et l’astronomie dans une certaine mesure (étant donné qu’ils adoraient les astres). Quant au domaine de la théologie, Aristote et ses adeptes en parlaient très peu, sans compter que la plupart de leur discours était erroné dans ce domaine.[3] Les Grecs et les romains étaient des païens qui vouaient le culte aux idoles et aux astres. Aristote vécut trois cents ans avant Jésus-Christ et il fut le conseillé politique d’Alexandre fils de Philippe de Macédoine. Certains s’imaginent à tort qu’il serait Dhû el Qurnaïn dont le Coran fait mention. Contrairement à Alexandre le Grand, ce dernier était monothéiste. Il a vécu par ailleurs, bien longtemps avant Aristote et il parvint à l’extrémité de l’Orient et de l’Occident. Il a construit notamment la barrière qui retient actuellement Gog et Magog. Le Macédonien n’a jamais atteint ces limites et encore moins construit cette fameuse barrière.
Les romains et les Grecs adoraient donc le soleil, la lune et les étoiles pour lesquels ils consacraient des temples et érigeaient des statuts. Ils croyaient également à la magie à la manière de Nemrod fils de Canaan. Il reste des traces de cette forme de paganisme en Orient, sur les terres turques et celles du Khatâ (en Asie Centrale NDT) où les habitants érigent des statuts énormes de Nemrod. Ils s’accrochent des chapelets autour du cou et glorifient leur idole, sans oublier d’injurier l’Ami proche d’Allah Ibrahim. Ces pratiques existent dans le Shâm, en Égypte et en Iraq.
Ainsi, la plupart des pratiques polythéistes s’expriment de deux façons : par le culte des tombeaux et des idoles du monde inférieur comme ce fut le cas à l’époque de Noé, et le culte des astres du monde supérieur et la pratique de la magie comme à l’époque d’Ibrahim dont la mission fut destinée aux qui pratiquaient la plus grande forme de sorcellerie (l’astrologie). Harrân[4] était la cité des sabéens où Ibrahim serait né ; une autre hypothèse avance qu’il serait en fait venu d’Iraq. Ils construisirent plusieurs temples en hommage à la « cause première », au « premier intellect », au soleil, à la lune, etc. La religion chrétienne s’est installée à Harrân,[5] mais le sabéisme perdura jusqu’aux conquêtes musulmanes. Il reste toujours des philosophes sabéens dans le nord de l’Iraq et à Bagdad où ils exercent la profession de médecin et d’écrivain, mais certains d’entre eux ne se sont pas convertis à l’Islam. El Fârâbî est passé par Harrân au quatrième siècle de l’Hégire. Il s’est inspiré de sa culture philosophique auprès de ses habitants. Le philosophe sabéen Thâbit ibn Qurra (m. 288 h.) avait déjà fait le commentaire de « la métaphysique » d’Aristote. Cet ouvrage est déjà passé entre mes mains et renferme d’énormes erreurs.
a suivre
insha Allah
om _maryame