ãÔÇåÏÉ ÇáäÓÎÉ ßÇãáÉ : Fatawi
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-10-2011, 06:01 PM
Prendre le Coran en main pendant la prière
Question :
Est-il valide de prendre le Coran en main et d’y lire pendant la prière comme le font certaines personnes ? Cette récitation à partir du Coran au cours de la prière a-t-elle un mérite particulier ? Je n’ai vu cette pratique et ne la pratique moi-même que pendant le Ramadan à l’occasion des prières du qiyâm à la mosquée, et ce dans le but de terminer rapidement la récitation intégrale du Coran. Si cette pratique est valide, est-ce qu’il est permis de tenir le Coran en main et de tourner ses pages ou bien faut-il le poser sur un pupitre devant soi
: Réponse
De nombreux savants sont d’avis qu’il est permis d’ouvrir le Coran pendant la prière obligatoire ou surérogatoire sur la base de la tradition rapportée par l’Imâm Mâlik, stipulant que Dhakwân l’affranchi de Dame `Â’ishah — qu’Allâh l’agrée — accomplissait la prière du qiyâm pendant le ramadan en récitant à partir du Mushaf, et parce qu’il n’y a aucune preuve qui l’interdise
Quant au fait de tourner les pages du Coran, cela ne pose pas de problème pourvu que cela soit fait avec parcimonie pour ne pas rompre le recueillement que l’orant est tenu d’observer pendant la prière. Il est néanmoins préférable que la prière soit dirigée par une personne ayant mémorisé le Coran, et que les autres orants écoutent la récitation de l’imam afin que personne ne soit distrait par le feuilletage du Coran, ni par l’excès de gestes ne faisant pas partie de la prière.En l’espèce, il est juridiquement valide d’ouvrir le Coran et de s’en servir pour la récitation pendant la prière, que le Coran soit pris en main ou posé sur un pupitre. Par ailleurs, la récitation à partir du Coran pendant la prière n’a pas de mérite particulier par rapport à la récitation par cœur. Au contraire, la récitation par cœur est préférable et plus à même de réaliser le recueillement requis
Allah — Exalté soit-Il — est le plus Savant
(Cheikh ‘Ali Goumaa d’El Azhar Echarif)
Traduit de l’arabe par des bénévoles de Dâr Al-Iftâ’.
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-11-2011, 10:41 AM
(La bise et le baiser (I
Question : Quel est le point de vue de l’islam sur le fait d’embrasser les autres ? On voit souvent des hommes se faire la bise et des femmes se faire la bise ; est-il permis à un homme d’embrasser sa sœur ou sa mère
Réponse : Si la bise est faite entre des individus de même sexe, entre deux hommes ou entre deux femmes, cela ne pose pas de problème à deux conditions
1que la bise ne soit pas accompagnée de désir
2qu’elle ne soit pas faite à une fin condamnable ; par exemple, faire le baisemain pour honorer une personne corrompue , tandis que le faire par crainte de ses représailles est permis pour cause de nécessité
: Parmi les textes qui nous sont parvenus au sujet de l’échange de baisers, on peut citer ce qui suit
1Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - reçut Ja`far Ibn Abî Tâlib à son retour d’Éthiopie ; il resta à ses côtés et l’embrassa entre les yeux
. 2Lorsque Zayd Ibn Hârithah vint voir le Prophète dans la demeure de `Â’ishah, il se leva, à moitié vêtu, trainant sa tunique derrière lui, pour l’accueillir - `Â’ishah dit : «Par Allah, je ne l’ai jamais vu dévêtu avant ce jour ni après» - ; il le prit dans ses bras et l’embrassa
3Lorsque les guerriers retournèrent de la bataille de Mu’tah, ils embrassèrent la main du Prophète -paix et bénédictions sur lui
4Lorsque Allâh accepta le repentir de ceux qui avaient fait défection à l’occasion de la bataille de Tabûk, ils embrassèrent la main du Prophète - paix et bénédictions sur lui
5Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - autorisa la délégation de `Abd Qays à embrasser sa main et même son pied
6Il autorisa Usayd Ibn Hudayr à l’embrasser lorsque celui-ci lui demanda de dénuder son corps pour se venger de lui pour avoir pointé un bâton contre son ventre, et ce pour avoir sa bénédiction
7Deux Juifs lui demandèrent neuf preuves de sa véracité ; lorsqu’il les leur donna, ils embrassèrent sa main et son pied et se convertirent à l’islam
8Lorsque `Umar Ibn Al-Khattâb se rendit en Syrie, Abû `Ubaydah lui fit le baisemain. Dans une variante de ce récit, on rapporte que Abû `Ubaydah voulut embrasser sa main, mais `Umar la retira. Alors Abû `Ubaydah saisit son pied et l’embrassa
9Alors que Zayd Ibn Thâbit était sur sa monture, `Abd Allâh Ibn `Abbâs attrapa les rênes de sa monture par respect aux savants, alors Zayd embrassa sa main par respect aux membres de la famille du Messager d’Allâh - paix et bénédictions sur lui -
10Les gens embrassèrent la main de Salamah Ibn Al-Akwa` lorsqu’ils apprirent qu’il en avait usé pour prêter allégeance au Prophète - paix et bénédictions sur lui -
Ahmad Ibn Hanbal et d’autres savants autorisèrent le baiser en signe de respect pour le rang et la religiosité. Pour leur part, Mâlik et d’autres détestèrent cela. Plus précisément, ils détestèrent le fait de tendre sa main afin que les gens la baisent, y voyant une marque de vanité. Ils appuyèrent cette interdiction sur le retrait de la main de `Umar lorsque Abû `Ubaydah voulut l’embrasser
(Asuivre) ...
ãÍÈÉ ÇáÊæÍíÏ æÇáÇÓáÇã
08-11-2011, 01:54 PM
ÇáÓáÇã Úáíßã æÑÍãÉ Çááå æÈÑßÇÊå
íÇ ÓáÇÇÇÇÇÇÇÇÇÇã ßáÇã Ìãíá ÇáÍãÏ ááå ãÇ ÝåãÊ ÅÔí ÍÈíÊ ÃãÑ Úáì ÇáãæÖæÚ áÃäæ ããíÒæáÃäæ æÈßá ÕÑÇÍÉ ßÊÇÈÊß Ãæ äÞáß íÇ ÝÇÊÍÉ ÇáÃãæÑÉ
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-11-2011, 05:02 PM
ÇáÓáÇã Úáíßã æÑÍãÉ Çááå æÈÑßÇÊå .
ÈÓã Çááå ÇáÑÍãä ÇáÑÍíã .ÇáÍãÏááå æÇáÕáÇÉ æÇáÓáÇã Úáì ÑÓæá Çááå æÚáì Âáå æÕÍÈå ÃÌãÚíä .
ÃÖÍß Çááå Óäß ÃÎÊí " ãÍÈÉ ÇáÊæÍíÏ æÇáÅÓáÇã "
ÊÓáãíä ãä ßá ÓæÁ íÇÑÈ
Merci
:(315):
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-11-2011, 05:08 PM
(La bise et le baiser (II et fin
Quant au baiser échangé entre individus de sexes opposés, son statut dépend de l’objectif visé et de l’emplacement du baiser. Si le baiser exprime la tendresse et l’affection, par exemple le baiser donné par un père à sa fille ou par une mère à son fils ou par un frère à sa sœur ou par une sœur à son frère, rien ne s’y oppose du moment que cela n’est pas accompagné de désir
:
À ce sujet, les textes suivants nous sont parvenus
. 1Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - embrassa sa fille Fâtimah lorsqu’elle vint le voir. Il se leva, l’embrassa et l’assit à côté de lui. Certaines variantes de ce récit précisent qu’il l’embrassa sur la bouche. Il l’embrassa aussi pendant sa maladie de mort
2Lorsque Abû Bakr rentra chez lui et trouva `Â’ishah couchée sous l’emprise de la fièvre, il l’embrassa sur la joue. On rapporte aussi que Khâlid Ibn Al-Walîd embrassa sa sœur
Le baiser peut également être fait par respect, comme lorsque le fils embrasse sa mère ou la fille son père, ou quand on embrasse les vieilles tantes. Le baiser est donné le plus souvent sur la tête ou sur la main. Rien ne s’y oppose, mais cela devient détestable sur les endroits sensibles tels que la joue ou la bouche, si cela n’est pas accompagné de désir. Si désir il y a, cela devient illicite
Le baiser entre les deux sexes peut également être donné par jouissance. Rien ne s’y oppose entre les époux, car ils sont autorisés à bien plus que cela. Mais cela est interdit entre un homme et une femme étrangers l’un pour l’autre[1] .Voilà en résumé le statut du baiser d’un point de vue islamique. Bien que certaines formes de baisers soient autorisées, il convient d’en user avec parcimonie et d’éviter la bouche et tout emplacement pouvant transmettre des maladies comme le recommandent les médecins
Et Dieu est le plus Savant
Notes
[1] Un homme et une femme sont étrangers l’un pour l’autre s’ils peuvent être unis par les liens du mariage. NdT
Traduit de l’arabe du site islamonline.net
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-16-2011, 10:52 AM
L'effet des gouttes nasales et des inhalateurs sur le jeûne
?Question :Est-ce que le jeûne est invalidé par la prise de gouttes nasales ou l'inspiration à l'aide d'un inhalateur
:Réponse
Les savants ont dit que cela rompait le jeûne du fait qu'une portion de ces traitements arrive à l'intérieur du corps à partir d'un orifice naturel et que cela peut être qualifié par les termes "manger" et "boire" que le Coran emploie pour invalider le jeûne, étant donné que cela est autorisé la nuit jusqu'à l'aube uniquement : "[...] Mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l'aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu'à la nuit [...]" 1
J'ai déjà expliqué à diverses occasions que les termes akl et shurb (manger et boire) avaient diverses interprétations sur lesquelles se fondent les jugements relatifs au jeûne. Toutes ces interprétations proviennent de diverses anaylses personnelles (ijtihâd) aboutissant à des conclusions variées. Pour ma part, je choisis l'opinion avec laquelle ma conscience est plus à l'aise, gardant en vue la sagesse de la prescription du jeûne en tant qu'abstention des plaisirs du ventre et du sexe
Rien n'empêche de choisir l'avis des savants selon qui les gouttes nasales et l'usage d'un inhalateur contre l'asthme invalident le jeûne. Si le malade ne peut s'en passer pendant le jeûne, il est autorisé à ne pas jeûner. Il doit alors rattraper le jeûne une fois guéri. Dans le cas des maladies chroniques dont on ne peut guérir, le malade est autorisé à ne pas jeûner et doit racheter son jeûne en offrant à un pauvre un repas pour chaque jour manqué
: Notes
[1] Sourate 2, Al-Baqarah, La génisse, verset 187
(Sheikh `Atiyyah Saqr)
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-17-2011, 06:16 PM
Le Suhûr : manger pour préparer le jeûne
Question : Informez-nous au sujet du suhûr… Est-ce une condition requise pour la
validité du jeûne ou pas
: Réponse
Le suhûr n’est pas une condition requise dans le jeûne. Il s’agit d’une sunnah selon le Prophète, Paix et Bénédiction de Dieu sur lui. Il l’a fait et a ordonné de le faire : «Mangez le suhûr, car le suhûr est une bénédiction» (Al-Bukhârî & Muslim, selon Anas
C’est une sunnah que de manger le suhûr et de le retarder. En effet, il renforce le musulman, il l’aide à jeûner, il réduit la difficulté du jeûne, car il réduit la période de faim et de soif. Cette religion a établi ce qui facilite aux gens leurs actes de culte et leur fait aimer cette adoration, comme la rupture du jeûne dès que possible et le fait de retarder le suhûr. C’est une sunnah pour le musulman qui va jeûner de se lever pour le suhûr et de manger ne serait-ce que peu de choses, manger une date ou boire une gorgée d’eau, pour vivre la sunnah du Messager de Dieu, paix et bénédiction de Dieu sur lui. Il y a également dans le suhûr un bénéfice spirituel. En effet, cela alerte et éveille avant l’aube, c’est une heure où Dieu ouvre la Porte de la Générosité à ses serviteurs : Il exauce les invocations de l’invocateur, Il pardonne à celui qui demande pardon, et agrée de celui qui a fait de bonnes œuvres. Et combien grande est la différence entre celui qui passe ces moments dans la remémoration de Dieu (dhikr) et la lecture du Coran, et celui qui les passe allongé ou endormi
( Sheikh ‘ al-Qaradhawi’)
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-17-2011, 11:14 PM
La prière des tarâwîh et la femme
Question : Est-il meilleur pour la femme, pendant le mois béni du Ramadân, d’accomplir la prière des tarawîh (prières nocturnes) à la maison ou à la mosquée
: Réponse
La prière des tarawîh, aussi bien pour la femme que pour l’homme, peut être accomplie à la maison, comme elle peut l’être dans une mosquée. Sauf que, la prière de la femme à la maison est, de façon générale, préférable
Toutefois, si la femme, par sa présence dans la mosquée, profite d’un cours ou écoute une exhortation qui lui est utile dans sa religion, il est meilleur pour elle de prier à la mosquée. En effet, la recherche du savoir et la compréhension de la religion est une obligation pour elle
La vérité est que je constate que la femme, de nos jours, est privée des enseignements religieux utiles visant à la guider, ainsi que des cours qui lui permettent d’approfondir sa compréhension de la religion, qui l’informent des Droits de Son Seigneur, du devoir de Lui obéir, de l’adorer et d’observer la rectitude sur Sa Voie, et qui lui font connaître les droits de son mari et de ses enfants. Ni le mari ne lui apprend cela, ni elle-même recherche ces cours religieux
Lorsque le Ramadhan arrive, et qu’il lui est possible de profiter des cours et des exhortations qui y sont donnés, il est meilleur pour elle d’aller à la mosquée
Sinon, elle peut prier chez elle. Si, en tout cas, elle désire prier à la mosquée, son mari n’a pas à l’empêcher - car le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "N’empêchez pas les Servantes de Dieu de pénétrer dans les mosquées" [1] - et ce, à condition que la femme observe l’éthique islamique dans ses habits et sa façon de marcher, qu’elle n’exhibe pas sa parure, qu’elle ne déambule pas en s’y rendant comme si elle exposait son corps... cela n’est pas permis
Que son départ pour la mosquée soit sincère pour Dieu - et non pour le spectacle ou pour s’en vanter. C’est à cela que la femme musulmane doit accorder beaucoup d’importance
: Notes
(Hadith rapporté par Muslim (1
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-18-2011, 10:03 AM
? Que faire si l’on mange par oubli
Question : Au début du mois de Ramadan, il arrive souvent que les gens oublient, et, par inadvertance, boivent un verre d’eau, fument une cigarette ou mangent quelque chose. Puis ils se souviennent qu’ils jeûnent… après avoir réellement bu et mangé. Peut-on dans ce cas poursuivre la journée de jeûne
: Réponse
Il a été rapporté dans les deux Sommes de Hadiths Authentiques (i.e. Sahîh Al-Bukhârî & Muslim) selon Abû Hurayrah, le Messager d’Allah, paix et bénédiction de Dieu sur lui, a dit : "Quiconque oublie pendant qu’il jeûne et mange ou boit, qu’il poursuive son jeûne. En réalité, c’est Dieu qui lui a donné à manger et à boire ", et selon les termes d’Ad-Dâraqutnî, avec une chaîne de narration authentique, "ce n’est autre qu’une subsistance que Dieu a conduit vers lui, il n’a aucun rattrapage à faire". Selon une autre variante encore chez Ad-Dâraqutnî, Ibn Hibbân et Al-Hâkim : "celui qui consomme quelque chose pendant le Ramadan par oubli, n’a rien à rattraper, ni à expier" ; sa chaîne de narration est également authentique selon le Hafidh Ibn Hajar. Ces hadiths sont explicites quant à la validité du jeûne si, par oubli, on boit ou mange quelque chose. Et cela est conforme au verset : "Seigneur, ne nous tiens pas rigueur si nous oublions ou commettons une erreur" (2:286), et il a été rapporté par des hadiths authentiques que Dieu a exaucé cette invocation. Il a été établi dans un autre hadîth : "Dieu a ôté pour la communauté [la responsabilité] de l’erreur, l’oubli ou l’action sous la contrainte de la force". Il convient donc pour la personne qui jeûne et qui a mangé ou bu par oubli de poursuivre le jeûne, il ne lui est pas permis de rompre le jeûne. Et c’est Allah qui accorde le succès
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-18-2011, 10:06 AM
Question :Est-il permis d’organiser des repas de rupture du jeûne pour des convives non musulmans
: Réponse
Il va sans dire que pour parler de rupture du jeûne il faut au préalable avoir jeûné. Or, nous savons pertinemment que les non-musulmans n’accomplissent pas le jeûne. Ceci dit, si l’organisation de tels repas pour des non-musulmans vise à renforcer les liens entre les musulmans et les non-musulmans, alors cela est permis. Allah dit : «Vous sont permises, aujourd’hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise.» [1
Il ne fait point de doute que ce genre d’initiatives peut aider les non-musulmans à comprendre ce qu’est l’Islam véritablement et que l’islam est la religion de la tolérance, de la paix et de la fraternité. Allah dit dans le Coran : «Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. «Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes.»[2
De plus, l’islam n’a point été répandu par la force ; il l’a plutôt été grâce aux contacts que les musulmans entretenaient avec les non-musulmans. Par conséquent, les musulmans, à travers leurs relations avec autrui, doivent se montrer sous le meilleur jour tel le soleil éclatant de mille lumières et dissipant les ténèbres.
: Notes
[1] Sourate 5, Al-Mâ’idah, La table servie, verset 5
[2] Sourate 60, Al-Mumtahanah, L’éprouvée, versets 8 et 9
Ãã åÈÉ
08-18-2011, 09:21 PM
ãÇÔÇÁ Çááå ÝÇÊÍÉ .. ÝÊÍ Çááå Úáíßö æÒÇÏßö Ýí Úáãßö æÈÇÑß áßö Ýí Úãáßö
ÑÇÆÚ ãÇ ÊÝÚáíä ÇÎÊí ßÊÈ Çááå áßö ÇáÂÌÑ æÌÒÇßö ÎíÑÇ
ÇáÌÒÇÁ æáÇ ÍÑãäÇ åÐÇ ÇáÞáã ÇáÏÚæí ÇáãäíÑ
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-18-2011, 10:03 PM
æÚáíßã ÇáÓáÇã æÑÍãÉ Çááå æÈÑßÇÊå .
ÈÓã Çááå ÇáÑÍãä ÇáÑÍíã .ÇáÍãÏááå æÇáÕáÇÉ æÇáÓáÇã Úáì ÑÓæá Çááå æÚáì Âáå æÕÍÈå ÃÌãÚíä .
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http://up.arab-x.com/Aug11/IH701100.gif
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-19-2011, 10:52 AM
(L’effet curatif des versets coraniques (I
Question : Est-il acceptable pour un malade de porter des inscriptions coraniques ou de les dissoudre dans l’eau en guise de remède
: Réponse
Que le Coran soit un remède, cela ne fait point de doute en vertu de Sa Parole — Exalté soit-Il — : «Nous révélons dans le Coran une guérison et une miséricorde pour les croyants.» [1] et Sa Parole : «Dis, ô gens, une morale vous est parvenue de votre Seigneur ainsi qu’une guérison pour les cœurs.» [2] De nombreux savants pensent que la guérison mentionnée dans ces versets concerne à la fois les maladies mentales, spirituelles, physiques et corporelles, car rien ne s’y oppose
Le Coran soigne la raison et la croyance. Il éduque l’esprit et lui confère la paix et la quiétude. Il rectifie le comportement grâce aux bonnes manières. Il guérit les tares et les maladies qui touchent le corps
Al-Bukhârî et Muslim rapportèrent le récit du seigneur d’une cité qui s’était fait piquer (par un scorpion). Des musulmans lui firent la roqyah à l’aide de la sourate Al-Fatiha et Dieu le guérit. Ces derniers touchèrent un salaire pour ce geste, salaire approuvé par le Prophète — paix et bénédictions sur lui — qui dit : «La chose pour laquelle vous mériteriez le plus un salaire c’est bien le Livre de Dieu — Exalté soit-Il —.» Le récit est consultable intégralement dans Zâd Al-Ma`âd d’Ibn Al-Qayyim, volume 3, page 121. [3] De plus, Ibn Mâjah rapporta dans ses Sunan, d’après `Alî, que le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — dit : «Le Coran est le meilleur remède» et expliqua très clairement l’effet curatif du Coran; le lecteur peut s’y reporter à loisir
Certains savants sont d’avis que la faculté curative du Coran ne concerne pas les maladies corporelles, se fondant sur la parole du Prophète — paix et bénédictions sur lui — selon laquelle toute maladie possède un remède sauf la mort et le vieillissement, et il ordonna que l’on se soigne chez les médecins tels que Al-Hârith Ibn Kaladah, tout comme il prescrivit des remèdes comme la phlébotomie (al-fasd), la saignée (al-hijâmah), manger du miel, et d’autres recettes que l’on trouve détaillées dans l’ouvrage d’Ibn Al-Qayyim intitulé At-Tibb An-Nabawî (La médecine prophétique)
: Notes
[1] Sourate 17, Al-Isrâ’, Le voyage nocturne, verset 82
[2] Sourate 10, Yûnus, Jonas, verset 57
[3] On trouve ce récit dans Sahîh Al-Bukhârî, dans le chapitre de la médecine et dans Sahîh Muslim dans le chapitre des salutations. NdT
(A suivre)
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-19-2011, 10:58 AM
(L’effet curatif des versets coraniques (II et fin
A vrai dire, il est nécessaire de se soigner auprès des spécialistes, comme le Coran nous l’enseigne en nous invitant à consulter les détenteurs du savoir et en nous ordonnant de nous instruire et de faire profiter autrui de notre instruction. En même temps, nous croyons en la faculté curative du Coran au plan mental et psychologique. De plus, As-Suyûtî mentionna certains aspects de la faculté curative du Coran et sa qualité de remède universel, dans Al-Itqân, volume 2, page 163. Il rapporta le hadîth d’Ibn Mâjah selon Ibn Mas`ûd stipulant : « Usez des deux remèdes, le miel et le Coran » [4] et aussi le hadith rapporté par Al-Bukhârî et Muslim concernant le seigneur de la cité piqué (par un scorpion) et le fait qu’il fut soigné par la récitation de la sourate liminaire. Il mentionna également le hadith rapporté par At-Tabarânî selon `Alî relatant que : « Un scorpion piqua le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Il demanda qu’on lui apportât de l’eau et du sel dont il frotta la piqûre en récitant les sourates Al-Kâfirûn et les deux sourates préservatrices. » As-Suyûtî cita An-Nawawî dans Sharh Al-Muhadhdhab : « Concernant la pratique consistant à inscrire le Coran dans un récipient, puis à le rincer et à donner à boire au malade l’eau du rinçage, Al-Hasan Al-Basrî, Mujâhid, Abû Qulâbah et Al-Awzâ`î n’y virent aucun mal, tandis que An-Nakh`î jugea cela détestable précisant : “Selon notre école juridique — shâfi`ite —, il n’y a pas de mal en cela.” Az-Zarkashî dit : “Parmi ceux qui pensent que le recours au récipient est permis, il y a Al-`Imâd An-Nîhî qui déclara cependant qu’il n’était pas permis d’avaler une feuille comportant des versets.” Mais Ibn `Abd As-Salâm s’opposa aussi au fait de boire cette eau, car elle entrerait en contact avec les impuretés qui se trouvent à l’intérieur du corps, mais cela est discutable
En résumé, nous avons passé en revue l’avis des savants stipulant qu’il est permis de se soigner par la récitation du Coran. Cette récitation est bénéfique, par la volonté de Dieu, notamment lorsque la personne qui récite est pieuse et qu’on peut espérer profiter de sa bénédiction, ou que le récitateur invoque Dieu en faveur du malade après avoir récité le Coran car cela est de nature à favoriser l’exaucement des invocations. Nous avons vu également que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a mis en œuvre des moyens matériels en plus de la récitation de Coran pour se soigner de la piqûre du scorpion. Enfin, nous avons exposé les divergences qui séparent les savants concernant l’inscription du Coran dans un récipient et l’ingurgitation de l’eau du rinçage en guise de remède, entre ceux qui l’autorisent et ceux qui s’y opposent, tout en veillant à ce que le Coran ne soit pas exposé à des impuretés ni souillé
[4] Ce hadîth figure dans les Sunan d’Ibn Mâjah dans le chapitre de la médecine
Traduit de l’arabe de la banque de fatwâ d’Al-Azhar, alazhr.org
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-19-2011, 05:48 PM
Les dispositions de nos prédécesseurs et celles de leurs successeurs*
Question : Comme pouvons-nous tirer profit du mois de Ramadhan ? Qu’en était-il de nos prédécesseurs
: Réponse
Quelle énorme différence entre notre jeûne et le jeûne de nos prédécesseurs ! Quant à nos prédécesseurs, ils ont récolté le fruit de leur jeûne, ils en ont profité et en ont tiré l’âme de la force et la force de l’âme. Leurs journées n’étaient que dynamisme, production et excellence ; leurs nuits n’étaient que visites mutuelles, prières et récitation du Coran ; leur mois tout entier n’était qu’apprentissage, adoration et bienfaisance. Leur langue jeûnait et ne proférait ni insultes ni grossièretés. Leurs yeux jeûnaient et ne regardaient ni l’indécence ni la turpitude. Leur cœur jeûnait et ne pensait ni au péché ni au crime. Leurs mains jeûnaient et ne se tendaient ni vers le mal ni vers l’offense
Parmi les Musulmans d’aujourd’hui, certains saisissent Ramadhan pour en faire une occasion d’obéissance à Dieu et de démultiplication des œuvres pies. Ils jeûnent le jour de la meilleure manière qui soit et prient la nuit de la meilleure manière qui soit. Ils remercient Dieu pour les bienfaits qu’Il leur a accordés et n’oublient pas leurs frères faibles et démunis. Ils suivent l’exemple de leur Noble Messager, Paix et bénédiction de Dieu sur lui, qui était d’une générosité infinie pendant Ramadhan. Il était ainsi plus généreux que le vent envoyé par Dieu [1
À côté de ces bienfaisants, il y a les négligents absorbés par le mal, qui ne tirent aucun avantage de Ramadân et qui ne profitent ni de son jeûne diurne ni de ses prières nocturnes
Dieu l’a assigné pour le cœur et pour l’âme ; eux, ils l’ont assigné pour le ventre et l’estomac. Dieu l’a assigné pour l’indulgence et l’endurance ; quant à eux, ils l’ont assigné pour la colère et l’insouciance. Dieu l’a assigné pour le calme et la sérénité, mais ils l’ont assigné pour les insultes et les querelles. Dieu l’a assigné pour qu’ils modifient les traits de leur âme ; eux n’ont modifié que les horaires de leurs repas. Dieu l’a assigné pour éduquer le riche, mangeant à sa faim, et pour réconforter le pauvre démuni ; ils l’ont assigné à être une foire des plats et des boissons, pendant laquelle les indigestions du riche augmentent alors que le malheur du pauvre croît
Si seulement les Musulmans jeûnaient de la manière qui les formerait à la piété envers Dieu, tel que demandé par le Coran, afin qu’ils sortent de Ramadhan purifiés et expiés de tous leurs péchés
: Notes
[1] Le terme arabe est Ar-Rîh Al-Mursalah, "le vent envoyé par Dieu". Cette expression renvoie au vent portant les nuages et apportant la pluie ; l’eau étant la source de la vie, il s’agit là d’un grand bienfait de Dieu. L’Imâm Muslim, que Dieu l’agrée, rapporte qu’Ibn `Abbâs, qu’Allah soit satisfait des deux, a dit : "Le Messager de Dieu, paix et bénédiction de Dieu sur lui, était le plus généreux des hommes. Cette générosité se manifestait pleinement durant le mois du Ramadan, lorsque Gabriel (que la paix soit sur lui) venait chaque nuit lui enseigner le Coran. Et lorsque Gabriel le rencontrait, l’Envoyé d’Allah, (paix et bénédiction de Dieu sur lui, était plus généreux que le vent envoyé par Allah (vent porteur de pluie
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-19-2011, 05:53 PM
.
Ne pas jeûner délibérément*
Question : Quel est le statut légal de celui qui a jeûné certains jours et n’a pas observé, de façon délibérée, le jeûne d’autres jours ? Les jours qu’il a jeûnés sont-ils comptabilisés
La réponse est : chaque chose est jugée. Et la question n’est pas de savoir si les jours jeûnés sont comptabilisés ou pas ? mais plutôt de savoir si les jours manqués peuvent être remplacés et compensés ou pas ? Il n’est pas possible de compenser un jour de Ramadhan
"Quiconque n’observe pas le jeûne dans un jour de Ramadhan, aucun jour de l’ici-bas ne pourra compenser cela". (rapporté par At-Tirmidhî selon son expression même, ainsi que par Abû Dawûd, An-Nasâ’î, Ibn Mâjah, Ibn Khuzaymah, Al-Bayhaqî selon Abû Hurayrah, et il y a des critiques au sujet de l’un des narrateurs de la chaîne de transmission
Que par un autre jour d’un autre mois de Ramadhan, or chaque Ramadhan vient avec le devoir d’être lui-même jeûné, sans le moindre doute. C’est pour cela qu’Abû Hurayrah dit : "Et il a été rapporté de lui qu’un homme n’a pas observé le jeûne pendant Ramadhan; Abû Hurayrah dit : "le jeûne d’un an n’est pas accepté de lui".
Et selon Ibn Mas`ûd : "Quiconque n’observe pas le jeûne pendant un jour de Ramadan, sans dérogation valable, il ne compensera pas cela par un jeûne à vie, s’il le faisait". Et il a été rapporté d’Abû Bakr et de `Alî des choses similaires.
Que le musulman craigne donc Dieu pieusement dans sa religion, qu’il accorde beaucoup d’importance au jeûne du mois de Ramadan et qu’il vainque ses passions, car quiconque se trouve vaincu par les passions de son ventre, ne pourra être vainqueur dans quelque domaine que ce soit
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-22-2011, 12:01 PM
(Le jeûne et la maladie (I
Question : Quelles sont les directives relatives au malade qui ne jeûne pas pendant le mois de Ramadân
:Réponse
Les savants sont unanimes sur le fait qu’un malade n’est pas tenu de jeûner, puisqu’Allâh - Exalté soit-Il - a dit : "Celui qui est malade ou qui voyage jeûnera ensuite un nombre de jours équivalent. Dieu veut la facilité pour vous, Il ne veut pas vous mettre dans la difficulté." [1] Ainsi, en nous appuyant sur le Noble Coran et sur l’avis unanime des savants musulmans, un malade a le droit de ne pas jeûner pendant le mois de Ramadân
La question qui se pose est : quel type de maladie permet à un musulman de s’abstenir du jeûne ? Toute maladie que le jeûne peut aggraver ou en retarder la guérison permet au musulman de rompre son jeûne. De la même façon, lorsque le jeûne provoque chez le malade une importante douleur qui l’empêche d’accomplir son travail et de gagner sa vie, il a le droit de ne pas jeûner
On a interrogé l’Imâm Ahmad : «Quand un malade est-il autorisé à ne pas jeûner ? - Il répondit : Lorsqu’il n’est pas capable de jeûner. - Puis on lui demanda encore : Un homme qui est affligé par la fièvre est-il dans l’incapacité de jeûner ? Il dit : Quelle maladie peut être plus grave que la fièvre
Il y a toutes sortes de maladies. Certaines, telles un mal de dent, un doigt blessé, un petit abcès et autres, ne sont pas aggravées par le jeûne. Le jeûne peut guérir un certain nombre de maladies telles que les troubles digestifs (indigestion, diarrhée, etc
Ces maladies ne permettent pas au musulman de s’abstenir du jeûne puisque dans de telles situations il est dans l’intérêt du patient de jeûner. Un musulman est autorisé à s’abstenir du jeûne lorsque qu’il craint que ce dernier lui soit nuisible. Si une personne en bonne santé craint de tomber malade à cause du jeûne, il lui est permis de s’en abstenir. Ceci peut être évalué de deux façons : en se basant sur l’expérience personnelle ou d’après les conseils d’un médecin musulman de confiance dont les connaissances et l’honnêteté sont reconnues. Ainsi, si un médecin musulman de confiance indique au musulman que le jeûne peut lui être nuisible, ce dernier est autorisé à ne pas jeûner
D’autre part, si un musulman a l’autorisation de ne pas jeûner mais qu’il insiste pour le faire, il commet un acte répréhensible puisqu’il se nuit à lui-même et refuse d’accepter la dispense [2] accordée par Allâh. Même si le musulman jeûne et observe les règles du jeûne, il aura commis un acte illicite si jamais il se faisait du tort. Allâh - Exalté soit-Il - a dit : «Ne vous tuez pas. Dieu est miséricordieux envers vous.»[3
:Notes
[1] Sourate 2, la Vache, Al-Baqarah, verset 185
[2] En arabe, on dit : rukhsah
[3] Sourate 4, les Femmes, An-Nisâ’, verset 29
(A suivre)
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-23-2011, 10:08 PM
(Le jeûne et la maladie (II et fin
Question : Une personne malade peut-elle faire une aumône en échange des jours de jeûne qu’elle a manqués du fait de sa maladie
:Réponse
: Une maladie est de deux sortes
Une maladie temporaire, dont le patient espère guérir. Dans ce cas, le musulman n’a pas à verser d’aumône ou de rachat mais il doit rattraper les jours de jeûne qu’il a manqués. A ce sujet, Allâh - Exalté soit-Il - a dit : «qu’il jeûne un nombre de jours équivalent». Ainsi, s’il est dans l’incapacité de jeûner pendant un mois, il devra jeûner un mois ultérieurement. S’il est dans l’incapacité de jeûner pendant un certain nombre de jours, il devra rattraper le nombre exact de jours manqués, une fois qu’Allah lui aura rendu la santé
Une maladie chronique dont on ne guérit pas. Ce type de maladie peut être déterminé à partir de l’expérience personnelle ou de l’avis d’un médecin. La législation islamique concernant les personnes âgées s’applique également aux personnes atteintes de maladies chroniques. Dans ce cas, le musulman doit payer un rachat qui consiste à nourrir un pauvre pour chaque jour manqué. Selon certains savants, tel Abû Hanîfah, il peut payer l’équivalent d’un repas pour un pauvre, un faible ou un nécessiteux
En ce qui concerne la femme enceinte ou qui allaite son enfant, si elle craint que le jeûne lui nuise, la majorité des savants sont d’avis qu’elle peut ne pas jeûner, à condition qu’elle rattrape les jours de jeûne manqués. Elle se trouve alors dans une situation similaire à celle d’une personne malade
Même si les savants sont unanimes sur le fait qu’une femme enceinte ou allaitant son enfant et qui appréhende que le jeûne ne nuise à son embryon ou au nouveau-né soit autorisée à ne pas jeûner, ils ont divergé concernant le fait qu’elle doive rattraper plus tard les jours manqués, ou bien nourrir un pauvre pour chaque jour manqué, ou encore faire les deux en même temps. Ibn `Umar et Ibn `Abbas affirment qu’elle doit nourrir un pauvre pour chaque jour manqué. La majorité des savants avancent qu’elle doit rattraper les jours manqués et d’autres maintiennent qu’elle doit faire les deux. Il me semble que le fait de nourrir un pauvre soit suffisant pour une femme qui est enceinte ou qui allaite constamment de sorte qu’elle n’a pas eu l’opportunité de rattraper ses jours. Ceci peut concerner une femme qui est enceinte une année, puis allaite son enfant l’année suivante, puis est de nouveau enceinte l’année d’après, etc. Elle est donc dans l’incapacité de rattraper les jours où elle s’est abstenue de jeûner. S’il lui est demandé de rattraper tous ces jours, il lui faudra jeûner sans cesse durant plusieurs années, chose qui est difficile et Allah ne demande pas à Ses Serviteurs de souffrir de la privation
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-24-2011, 05:43 PM
La mixité entre les hommes et les femmes
Question : Chers savants honorables, je voudrais savoir ce que dit l’Islam en ce qui concerne la question de la mixité entre les hommes et les femmes, étant donné que beaucoup disent que cela est illicite tandis que d’autres se donnent toutes les libertés à cet égard
:Réponse
En principe, la mixité entre les hommes et les femmes n’est pas totalement rejetée; elle est même recommandée à condition qu’elle vise un objectif noble et que l’activité elle-même soit licite, telle que l’acquisition d’une connaissance bénéfique, les bonnes actions, les projets caritatifs, le djihâd obligatoire ainsi que beaucoup d’autres activités qui exigent les efforts et la coopération des deux sexes
Cependant, il ne faut en aucun cas y voir un appel à transgresser les limites et à oublier la nature des deux sexes. Dans toutes leurs affaires, aussi bien les hommes que les femmes doivent respecter les enseignements de l’Islam qui appellent à la coopération sur la base de la bonté et de la piété tout en respectant les règles de la moralité et de la courtoisie.
Les conditions devant être respectées lors de l’interaction entre les hommes et les femmes sont les suivantes
Les hommes comme les femmes doivent s’efforcer de rabattre leur regard. Il ne doit y avoir aucun regard lascif. Allah dit : « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Dieu est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu’ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Dieu, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès ». [1]
Une femme musulmane devrait s’habiller en conformité avec le code vestimentaire islamique. L’habit de la femme musulmane doit, comme chacun le sait, couvrir tout le corps à l’exception du visage et des mains, sans être ni transparent, ni moulant d’une manière qui révélerait les formes du corps
Il faut adhérer aux principes généraux de la moralité. En d’autres termes, une femme devrait parler sérieusement et marcher décemment, tuant dans l’œuf toute tentative de Satan de répandre l’immoralité. En outre, elle ne doit pas se parfumer lorsqu’elle quitte son domicile, car le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a dit : « Si une femme se parfume puis passe devant un groupe d’hommes et qu’ils sentent son parfum, elle se sera rendue coupable d’adultère
Il est interdit à un homme et une femme de s’isoler dans un endroit où aucun autre homme n’est présent, car le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a dit : « (Dans ce cas,) leur troisième compagnon sera Satan (c’est-à-dire qu’il les mènera au péché).» Ceci s’applique également aux membres de la famille du mari [2] comme nous en a informé le Prophète - paix et bénédictions sur lui - Il a dit : « Gare à l’isolement avec les femmes !» Ils (les Compagnons) ont demandé : «Qu’en est-il d’un membre de la famille du mari, Ô Messager d’Allah ?» Il a répondu : «Un membre de la famille du mari c’est la mort (c’est-à-dire la cause de la mort).» Cela est dû au fait qu’un membre de la famille du mari peut rester un long moment et par conséquent le risque de pécher est plus grand
Enfin, nous voudrions faire remarquer que tous ces contacts ne doivent pas avoir lieu de manière débridée. Ils doivent avoir lieu selon la nécessité et de manière raisonnable. Lorsqu’elle est en contact avec des hommes, une femme musulmane ne doit pas oublier sa nature ou son rôle en tant que femme et en tant qu’instructrice des générations musulmanes
:Notes
[1] Sourate 24, An-Nûr, La lumière, versets 30 et 31.
[2] Les ascendants et les descendants du mari (son père, son grand-père, son fils, son petit-fils etc.) sont des mahârim et ne sont donc pas concernés par cette interdiction, en vertu des versets 30 et 31 de sourate An-Nûr. Ndt
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-27-2011, 10:25 AM
Le rinçage de la bouche et le lavage du nez
Question : Des gens affirment que le rinçage de la bouche (madmadah) et le lavage du nez (istinshâq) pendant les ablutions peut compromettre la validité du jeûne. Dans quelle mesure cette opinion est-elle correcte
:Réponse
La madmadah et l'istinshâq dans les ablutions sont considérées : soit comme des sunnah
selon l'école juridique des trois Imâms Abû Hanîfah, Mâlik et Ash-Shâfi`î, soit comme deux actes obligatoires selon l'école de l'Imâm Ahmad qui les a considérés comme une partie du lavage du visage qui est prescrit
.
Et qu'ils soient des sunnah ou des actes obligatoires, il convient de ne pas les délaisser dans les ablutions, que ce soit pendant le jeûne ou pas
Tout ce que le musulman doit observer pendant le Ramadhan, c'est de ne pas les faire pleinement- ou avec exagération- comme il le ferait lorsqu'il ne jeûne pas. Il a été rapporté dans un hadîth : "Si tu fais l'istinshâq fais-le pleinement, à moins que tu sois
(en état de jeûne" (rapporté par Ash-Shâfi`î, Ahmad, les quatre, et Al-Bayhaqî
Si le jeûneur fait la madmadah et l' istinshâq et que l'eau atteint sa gorge, sans le faire exprès et sans excès, son jeûne est valide ; de même que si la poussière du chemin, ou le tamisage de la farine, ou qu'une mouche, atteignent sa gorge : tout cela fait partie de l'erreur pardonnée à cette communauté - bien que des Imâms aient eu d'autres opinions sur cela
Aussi, le rinçage de la bouche hors des ablutions n'a pas d'impact sur la validité du jeûne, tant que l'eau n'atteint pas l'estomac
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-27-2011, 10:29 AM
?Regarder des films et écouter de la musique influent-ils sur le jeûne
Question :Quelle est la position de l'Islam sur le fait de regarder des films et d'écouter de la musique pendant les journées de Ramadân
:Réponse
Les directives générales concernant le fait de regarder des films, des pièces de théâtre ou des feuilletons, ainsi que d'écouter de la musique, sont les suivantes: Si ces supports audio-visuels contiennent des paroles indécentes, suggérent de commettre un interdit quelconque, influent de manière néfaste sur les idées et le comportement de l'être humain, le détournent de ses obligations, ou alors s'ils sont accompagnés de choses interdites - telles que la consommation d'alcool, les danses mixtes, la promiscuité -, alors ils sont interdits, que ce soit pendant Ramadân ou en-dehors de Ramadân. Si ces supports audio-visuels sont dépourvus de tout cela, alors s'y adonner de manière immodérée est déconseillé. En revanche, il n'y a pas de mal si on s'y adonne quelque peu, afin de se détendre
Le mois de Ramadân a néanmoins un aspect particulier. Il se définit par l'abstention de l'âme de toutes ses envies et par la formation à la maîtrise rationnelle de ses penchants. Cela ne peut se faire en s'abstenant uniquement de manger, de boire et d'avoir des relations sexuelles. Il s'agit là du strict minimum pour la validation du jeûne, dont se satisfait la majorité des gens, qui ne font cela que pour échapper au châtiment divin, se contentant d'une piètre récompense divine. D'autres, en revanche, tendent à la perfection dans tous leurs cultes : ils s'abstiennent de toutes les envies de l'âme, en particulier de ce que Dieu a interdit, comme le mensonge et la calomnie. Ils s'élèvent ainsi vers la perfection, en s'abstenant également de choses permises, s'efforçant à l'obéissance de Dieu durant ce mois en particulier, afin d'en ressortir avec une âme et un comportement purifiés de tout vice et ornés de toutes les vertus. Nous ne devons donc pas manquer l'occasion de ce mois durant lequel la récompense des bonnes actions est démultipliée par le jeûne diurne, les prières nocturnes (tarâwîh), et la récitation du Coran
Perdre beaucoup de temps en regardant et en écoutant les diverses formes de divertissement est dommageable pour le croyant intelligent. Les responsables, quels qu'ils soient, devraient observer le caractère sacré de ce mois. Ils devraient ainsi donner l'occasion, pour les croyants qui jeûnent et qui prient, de se rapprocher de Dieu, au lieu de divertissements dont nous nous lassons à longueur d'année
Quoiqu'il en soit, regarder ou écouter ces supports audio-visuels n'invalide pas le jeûne, sauf s'ils mènent à un rapport sexuel. Néanmoins, de nombreuses occasions d'adorer Dieu, de réciter le Coran, de regarder des émissions religieuses auront été manquées. Le Prophète - paix et bénédiction sur lui - dit : « Ramadân est venu jusqu'à vous : c'est un mois de bénédiction. Dieu vous en recouvre pour faire descendre sur vous Sa Miséricorde, pour effacer vos péchés, pour répondre à vos invocations. Dieu regarde à la manière dont vous vous concurrencez les uns les autres dans les bonnes actions, puis Il exprime la fierté qu'Il a de vous devant les Anges. Montrez donc à Dieu ce que vous savez faire. Car le démuni est en vérité celui qui a été privé de la Miséricorde de Dieu. » Que notre concurrence pendant Ramadân porte donc sur le bien, non sur le divertissement ni sur la réalisation des plaisirs
Et Dieu est le plus Savant
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-28-2011, 11:20 AM
Directives islamiques concernant le choix des noms
?Question : Quels sont les critères qu’un musulman doit suivre pour choisir un nom
:Réponse
L’Islam n’impose pas aux musulmans de donner à leurs enfants, filles ou garçons, des noms particuliers, que ces noms soient arabes ou non arabes. Il appartient aux gens de décider quel nom ils aimeraient choisir pour leurs enfants
:Cependant, le choix des noms doit se faire conformément à certaines règles islamiques
Cela doit être un beau nom qui ne soit ni détestable pour les gens, ni rejeté par l’enfant lui-même lorsqu’il grandira. Les noms détestables sont par exemple ceux qui portent des significations de mauvais augure, ayant une mauvaise connotation, des noms de gens connus pour leur oppression et leurs excès, et ainsi de suite. À cet égard, nous constatons que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — avait l’habitude de changer les mauvais noms en beaux noms. Par exemple, il changea le nom d’une femme de Qalîlah (infime) en Kathîrah (abondante), et le nom d’une autre de `Âsiyah pécheresse) en Jamîlah (Belle) et ainsi de suite)
Un musulman ne doit pas appeler son fils `Abd Al-Ka`bah, `Abd An-Nabî, ou `Abd Al-Husayn, c’est-à-dire des noms qui impliquent une servitude vis-à-vis d’autres qu’à Dieu. Ibn Hazm dit que donner de tels noms est, selon le consensus des savants, interdit, exception faite pour `Abd Al-Muttalib
Le musulman ne doit pas choisir des noms pompeux et empreints de vanité, en vertu du hadith suivant : « Le plus détestable des noms pour Allâh dans l’au-delà est celui d’un homme qui s’appelle lui-même "Le Roi des Rois" car Allâh est le Seigneur des Rois. » [1] Il est également interdit aux musulmans de donner à leurs enfants l’un des Noms Sublimes d’Allâh, tels que Ar-Rahmân (le Miséricordieux), Al-Khâliq (le Créateur), etc. Il est également interdit d’utiliser les Attributs de Dieu accompagné d’un article défini, (tels que Al-`Azîz (Le Tout Puissant) and Al-Hakîm (Le Très Sage
Il est louable de donner à ses enfants des noms de Prophètes ou de gens intègres, pour entretenir leur mémoire, et ainsi les prendre comme modèle et suivre leur pas. Les meilleurs de ces noms sont ceux qui montrent l’humilité de l’homme devant Son Seigneur comme cela est indiqué dans le hadith qui stipule : « Les meilleurs des noms au regard d’Allâh sont `Abd Allâh et `Abd Ar-Rahmân. » [2] La même chose s’applique aux noms composés de deux parties, dont la première est `Abd et la seconde est un des Noms Sublimes d’Allâh tels que `Abd Al-`Alîm
En ce qui concerne les noms non arabes, il n’y a rien de mal à les donner tant qu’ils sont porteurs d’une belle signification dans leur langue. Alors que les premiers musulmans étaient tous Arabes et vivaient dans une atmosphère purement arabe, ils ne trouvèrent aucun mal à l’usage des noms non arabes, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Par exemple, Mâriyyah (La Mère des Croyants) qui donna naissance à Ibrahim, le fils du Prophète Mohammad — paix et bénédictions sur lui — était connue par son nom copte
Enfin, la plupart des noms des premiers croyants étaient d’un point de vue linguistique des noms de plantes, comme Talhah, Salamah, Handhalah, des noms d’animaux et d’oiseaux, comme Asad, Saqr, des noms d’objets ou d’endroits dans la nature comme Bahr, Jabal, des adjectifs utilisés en guise de noms, tels que `Âmir, Sâlim, des noms de Prophètes passés et de gens intègres comme Ibrâhîm et Yûsuf
Par conséquent, un musulman doit tenir compte de ces restrictions lorsqu’il choisit un nom pour ses enfants
:Notes
[1] Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim, Abû Dâwûd et At-Tirmidhî
[2] Rapporté par Muslim, Abû Dâwûd, At-Tirmidhî et Ibn Mâjah
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-30-2011, 05:31 PM
?Pourquoi et comment prier sur le Prophète
Question : Il nous a été ordonné de répéter fréquemment la formule "Allâhumma salli ‘alâ sayyidinâ muhammad, Ô Allah, prie sur notre seigneur Muhammad" tout au long de la journée. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ? Demandons nous à Allah - Exalté soit-Il - de bénir le Prophète - paix et bénédictions sur lui - ou bien de prier sur lui au sens propre du terme ? Nous prions Allah, notre Créateur et Maître, mais pourquoi Allah prierait-il pour Son Messager et Serviteur ? Puisse Dieu vous rétribuer
:Réponse
Allah Tout-Puissant dit : « Certes, Allah et Ses Anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez priez sur lui et adressez lui vos salutations. [1
Les savants sont d’avis que la "prière" d’Allah sur Son Prophète - paix et bénédictions sur lui - est une Miséricorde qu’Il déverse sur lui. De même, les prières des anges sont une invocation du Pardon de Dieu en sa faveur, et celles des croyants une invocation en sa faveur. En effet, nous sommes invités à prier Allah d’augmenter Ses honneurs et Ses faveurs envers le Prophète - paix et bénédictions sur lui
De nombreux textes montrent avec certitude qu’Allah a accordé à Son Messager - paix et bénédictions sur lui - d’innombrables bienfaits. Cependant notre invocation constitue un geste d’amour envers lui. En effet, notre amour pour le Messager de Dieu est un signe de notre foi profonde en Allah - Exalté soit-Il. Il est rapporté que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - a dit : « Aucun d’entre vous ne sera considéré comme un vrai croyant tant qu’il ne m’aimera pas plus que quiconque, ses parents y compris. » Et il y a d’autres variantes ayant la même signification
Ibn `Abd As-Salâm souligna que lorsque nous prions sur le Prophète - paix et bénédictions sur lui -, nous n’intercédons nullement en sa faveur puisque nous ne sommes pas en mesure de le faire pour une personne d’un tel rang. Cependant, Allah - Exalté soit-Il - nous incite à la reconnaissance envers ceux qui nous font du bien. Si nous sommes incapables de les récompenser comme il se doit, alors nous sommes tenus de prier pour eux. Sachant que nous nous ne pouvons récompenser le Messager de Dieu à la hauteur de son bienfait, Dieu nous a indiqué la prière sur le Prophète
:Quant au statut de la prière sur le Messager, il y a diverses opinions que nous déclinons comme suit
De manière générale, la prière sur le Prophète doit être prononcée et n’est pas soumise à une limite. Mais le minimum requis pour mériter la rétribution divine c’est de prier sur le Prophète - paix et bénédictions sur lui - au moins une fois dans la vie
Il est recommandé de prier abondamment sur lui, sans se restreindre à un nombre de prières précis
Il est nécessaire de prier et d’appeler la paix sur le Prophète - paix et bénédictions sur lui - chaque fois qu’il est mentionné
Certains estiment que c’est un devoir de le faire dans chaque assemblée.
Selon une autre opinion encore, il est nécessaire d’inclure la prière sur le Prophète dans nos invocations à Dieu
Certains pensent que cela doit être fait au moins une fois dans la vie, que ce soit au cours de la prière canonique ou à une autre occasion, à l’instar de l’attestation de l’Unicité de Dieu
La prière sur le Prophète doit être prononcée au cours de la prière canonique, sans spécification du moment précis où il faut la prononcer
Selon une variante de cette opinion, la prière sur le Prophète est obligatoire dans la prière canonique après le tashahhud
(A suivre)
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
08-30-2011, 05:37 PM
Un groupe de savants est d’avis que cette pratique est recommandée mais pas obligatoire. Les divers arguments relatifs à ce sujet peuvent être étudiés en se référant aux livres de Hadith et ceux traitant de la vie du Messager
Il n’y a pas de formule spécifique pour prier sur le Prophète Muhammad - paix et bénédictions sur lui. Cependant, des savants estiment que la meilleure formule est celle qui est connue sous le nom de Prière Abrahamique qui est récitée régulièrement dans la seconde partie du tashahhud à la fin des prières quotidiennes [2]. Les livres de Hadith authentiques nous indiquent que c’est cette invocation que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - a enseignée aux Compagnons - qu’Allah les agrée - à l’occasion de la révélation du verset invitant les musulmans à prier sur le Prophète
Voici quelques hadiths rappelant les vertus de la prière sur le Prophète et encourageant le musulman à commettre cette œuvre pie
Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - a dit : « Celui qui priera sur moi une fois, Allah priera sur lui dix fois.»[3
Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - a dit : « A chaque fois que l’un d’entre vous prie sur moi, Allah me rend mon âme afin que je lui réponde.»[4
Il a dit également: « Ceux qui mériteront le plus mon intercession au Jour Dernier seront ceux qui auront prié sur moi le plus souvent.»[5
Un autre hadith nous enseigne : "Le pingre est celui qui, en entendant mon [nom, ne prie pas sur moi 6
Dans son livre Al-Adhkâr, l’Imâm An-Nawawî dit qu’il faut à la fois prier et appeler la paix sur le Prophète, et ne pas faire l’une des deux de manière isolée. Selon lui, il est préférable également de commencer les invocations par la louange d’Allah - Exalté soit-Il -, puis de prier et d’appeler la paix sur le Prophète - paix et bénédictions sur lui. Ensuite, l’invocateur peut demander à Allah ce qu’il veut et pour conclure son invocation, il convient de prier une dernière fois sur le Prophète - paix et bénédictions sur lui
:Notes
[1] Sourate 33, Al-Ahzab, les Coalisés, verset 56.
[2] « Ô Allâh ! Prie sur Muhammad ainsi que sur la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur Abraham et sur la famille d’Abraham. Tu es certes Digne de louanges et de gloire. Ô Allâh ! Bénis Muhammad ainsi que la famille de Muhammad, comme Tu as béni Abraham et la famille d’Abraham. Tu es certes Digne des louanges et de gloire
[3] Hadith rapporté par Muslim
[4] Hadith rapporté par Abû Dâwûd
[5] Hadith rapporté par At-Tirmidhî
P.-S
Traduit de l’anglais du site Islamonline.net
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
09-03-2011, 05:54 PM
Question : est-il vrai que l-islam a recommandé à ceux qui ne peuvent se marier, par manque de moyens et de finance, de jeûner pour combattre l’ardeur de leurs pulsions sexuelles
:Réponse
Tout à fait .il y a un hadith authentique très célèbre ou le Prophète dit : « Ô assemblée des jeunes gens ! Celui d’entre vous qui a la possibilité de se marier, qu’il prenne femme : cela sera plus apaisant pour son regard et plus chaste pour ses organes génitaux. Quant à celui qui ne le peut pas, qu’il s’applique alors à jeûner, ce qui constituera pour lui une castration (temporaire) » (rapporté par el-Bukhari, Muslim et d’autres traditionnistes). Le messager de Dieu a prescrit le jeûne comme remède contre les dangers de la fornication et l’adultère- péchés graves et mortels dans l’islam ! Car, de par sa nature abstinent elle, le jeûne a pour effet de calmer les ardeurs génétiques de l’homme, notamment lorsqu’il s’agit d’un célibataire n’ayant pas la possibilité d’assouvir licitement ses désirs sexuels et chez lequel l’état de frustration est souvent cause de dérèglement psycho affectifs très importants et comporte en permanence le risque de fornication. Le jeûne, pour reprendre ici les explications des savants musulmans, affaiblit le cote physique » animal », instinctif de l’humain et le rapproche de la condition de pureté et de quiétude spirituelle de l’ange. Tout le monde sait, par ailleurs, que lorsque l’on a faim t soif, on est de moins en moins porté à se préoccuper des désirs sexuelles, la hiérarchie des besoins jouant ici dans un ordre naturel parfait ! le hadith parle de widja’, terme qui signifie « castration » et que notre traduction assortit, par glose, de l’épithète « temporaire », nuance qui s’étend de soi Cela ne saurait pourtant d’aucune manière signifié que l’islam prône la mortification physique et la répression de désir naturel de la chair. Le monachisme ( rahbaniya) est étranger à l’islam, du moins n’en est pas une prescription traditionnelle. Ce n’est pas le désir, la passion, le plaisir sexuel qui sont diabolisés dans l’islam-loin s’en faut ! Mais la manière de les assouvir dans la luxure et la débauche, en bafouant l’honneur et la dignité des autres. On remarquera que le Prophète recommande le jeûne comme moyen de réfréner la trop forte ardeur qui couve chez les jeunes célibataires comme un pis-aller, lorsque l’union légitime par le mariage n’est pas possible. Ce qui, d’autre part, ne veut pas dire que l’on doit jeûner en dehors du mois de ramadhan- tous les jours de l’année, ce qui serait tombé dans l’autre extrême qu’est l’ascétisme monacal Le juste milieu est toujours la plus excellente attitude pour un bon musulman
Dieu reste le plus savant
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
09-04-2011, 11:25 AM
Question : A quel âge doit ton commencer à jeûner ? Est-ce que les parents doivent obliger leurs enfants à (jeûner quand ceux-ci sont assez grands et forts pour cela (dix ans et plus
:Réponse
Un enfant impubère, n’est d’aucune manière tenu de jeûner, quel que soit son âge, car le taklif ou principe de responsabilité et de capacité juridique et théologique ne concerne pas enfants impubère, les aliénés mentaux et –pour certains actes seulement – la condition d’homme libre. Un hadith est rapporté dans ce sens général, qui demeure, pour ainsi dire, la référence traditionnelle majeure pour les fuqaha, « Le qalam (plume qui consigne les actions humaines) est suspendu d’écriture pour trois sortes d’individus : l’aliéné, jusqu’à ce qu’il reprenne ses esprits ; l’enfant ; jusqu’à ce qu’il atteigne sa puberté ; et le dormeur jusqu’à ce qu’il se réveille » (rapporté par Ahmed ibn Hanbal, Abu Dawud et at-Tirmidi).
Contrairement à la prière dont les parent sont, en vertu d’un célèbre hadith, tenus d’inculquer la pratique à partir de sept ans et de les sermonner et les corriger à cause d’elle à partir de dix ans « Ordonner à vos enfants de faire la prière à sept ans et frappez-les à cause d’elle dés l’âge de dis ans « (rapporté par Abu Dawud et at-Tirmidi), le jeûne n’est obligatoire qu’aux seuls individus présentant les signes classiques de puberté : les menstrues, pour la jeune fille, la pilosité du visage et l’émission séminale, chez le jeune garçon Aucun parent sensé ne songerait à user de contraintes pour faire jeûner son enfant, chose que d’ailleurs l’islam réprouve et condamne. Par contre, on doit, dés que ces derniers présentent des prémices de capacité à endurer le jeûne, encourager les enfants à jeûné de manière progressive pour les y accoutumer
Dans les pays musulmans, les familles fêtent l’enfant qui fait son premier jour de jeûne en le félicitant, en lui offrant des cadeaux et en préparent des friandises en son honneur. Mais il n’est pas question d’obliger un impubère à jeûner. Cela est contraire à la lettre et à l’esprit de l’islam
Dieu reste plus savant
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
09-07-2011, 09:18 PM
Zakat al-fitr
Dieu a dit : « Les aumônes sont destinées : aux pauvres et aux nécessiteux, à ceux qui sont chargés de les recueillir et de les répartir, à ceux dont les cœurs sont à rallier, au rachat des captifs, à ceux qui sont chargés de dettes, à la lutte dans le chemin de Dieu et au voyageur. Tel est l'ordre de Dieu. Dieu sait et il est juste » Sourate 9, Verset 60
:Il y a donc huit catégories de personnes/objets ayant droit à la zakât
L’institution de zakât al-fitr, ou aumône-impôt purificatrice de la rupture du jeûne, est une institution socio-religieuse aussi ancienne que celle du jeûne du mois de ramadân (an II de l'Hégire), dont, au demeurant, elle est partie intégrante
Abd Allâh ibn 'Abbâs a dit: « Zakât al-fitr a été prescrite pour purifier le jeûneur de ce qu'il aura pu proférer comme paroles vaines (laghw) et propos vilains (rafath), et pour permettre aux pauvres d'avoir quelque chose à manger. Pour qui s'en acquitte avant la prière [de l'Aïd], elle sera une aumône purificatrice agréée par Dieu, et pour qui s'en acquitte après la (prière, elle sera une aumône comme toutes les autres aumônes » (rapporté par Abû Dâwûd et Ibn Madjah
Les hadiths rapportés sur ce thème ont évoqué différents types de provisions de bouche (aqwât) que l'on donne pour s’acquitter de cette zakat particulière. à savoir : dattes, orge, fromage, raisins secs, aqit (espèce de pâte de fromage cuite conservable), figues sèches, d'après l'idjtihâd des fuqahâ' mâlikites d'Afrique du Nord et d'Andalousie, etc., à raison d'un sâ' (mesure équivalant à 2,5 kg ou, suivant une autre estimation de la métrologie musulmane légale, un peu moins de 2 kg), que le musulman adulte est tenu de fournir pour lui-même, pour sa femme, pour chacun de ses enfants mineurs (y compris le nouveau-né qui vient au monde avant l'aube du jour de l'Aïd), pour toutes les personnes dont il a la charge (père, mère, (domesticité, etc
Les fuqahâ' s'accordent sur le caractère obligatoire de cette petite aumône-impôt et affirment que celui qui ne s'en acquitte pas, alors qu'il en possède les moyens, se charge d'un péché et en demeure redevable durant toute sa vie
Pour ce qui se rapporte aux temps et délais de son acquittement, il est, d'après la Tradition (voir hadîth d'lbn 'Abbâs cité plus haut), préférable de payer la zakât al-fitr avant d'aller accomplir la prière de l'Aïd - chose qui était aisément faisable du temps du Prophète, parce que les gens se connaissaient bien entre eux et pouvaient de ce fait identifier les pauvres et les nécessiteux du corps social de la communauté musulmane - mais cela n’est point toujours simple de nos jours, pas plus que cela ne le fut d’ailleurs assez tôt dès que la cité musulmane prît des proportions et adopta des structures très différentes et beaucoup plus complexes que celles de Médine et de toute la péninsule Arabique à l'ère de la Révélation et du califat primitif orthodoxe
(À suivre)
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
09-07-2011, 09:54 PM
Considérant ce genre de difficultés, les fuqahâ' ont donc permis aux gens de s'en acquitter de manière plus libérale pour ce qui concerne le temps de remise aux bénéficiaires: un ou deux jours avant la fin de ramadân, suivant certains avis, à la mi-ramadân, voire dès le début du mois, suivant d'autres, et l'on signalera qu'il s'en est même trouvé parmi les savants qui autorisaient de le faire avant ramadân ! Tout cela, bien sûr, en réponse aux contraintes d'ordre divers qui pourraient empêcher l’individu musulman de s'acquitter de cette aumône. Comme à son habitude, ce haut principe de l'islâm qu'est l'idjtihâd, ou effort de réflexion personnelle, a tenu à s'attacher ici à ce que l’essentiel, I’objectif (maqsad) social et religieux ait largement le pas sur les détails formalitaires et accessoires, ce qui, bien entendu, n'est pas pour plaire à une certaine catégorie de pseudo-salafistes aux esprits durs,bornés et tout à fait dénués de la vraie et saine culture de l'islâm qui témoigne du dynamisme théologique puissant et éclairé de la foi et de la pratique musulmanes authentiques
D'autre part, il n'y a absolument aucun mal - cela est même parfois préférable !- à s'acquitter de la zakât al-fitr en une valeur d'argent au moins équivalente à la quantité de nourriture due, comme cela est le moyen le plus pratique et le plus aisé dans les villes et agglomérations urbaines modernes, pour des raisons de commodités, de bon sens religieux, économique et social, car, comme le souligne un grand savant religieux égyptien moderne, « l‘essentiel étant de fournir un plus à l'ordinaire des pauvres de la société musulmane ». L'on imagine mal, bien sûr, la mobilisation, à travers tout un pays comme l‘Algérie, l‘Egypte, le Maroc ou le Nigeria, par exemple. d'une quantité de céréales (si l'on s'attache à la lettre des traditions rapportées, celles-ci doivent être procurées à l’état brut et non pas en farine ou en semoule !!!) ou d’autres denrées, traditionnellement attestées pour et usage, équivalant à un sâ - disons 1,8 kg, comme le fixe officiellement le ministère algérien des Affaires religieuses - de blé, d’orge, de maïs (il y a là aussi extension par assimilation de la liste des denrées
Pour mémoire, signalons ici que lorsque les fuqahâ' surent qu'au Maghrib et en Andalousie, les figues étaient séchées et emmagasinées comme provisions de bouche, suivant un procédé millénaire des autochtones berbères, siciliens et autres, ils n'hésitèrent pas à les inclure dans les catégories des produits agricoles soumis à la zakat des biens et, partant, les comptèrent dans la liste des denrées qui pouvaient servir pour payer la zakât al-fitr, dont le sujet nous occupe spécifiquement ici
Une attitude pareille est fort judicieuse, équitable et de la plus haute intelligence! .. Si demain les peuples nordiques vivant essentiellement de poissons conservés embrassaient l'islâm et se soumettaient à ses obligations théologiques et rituelles, dont le jeûne de ramadân; ils paieraient leur zâkat al-fitr en poisson ou en espèces, suivant les possibilités de chacun, car Dieu n'impose à chaque âme que ce dont elle est capable » (sourate al-Baqarah (La Vache), II, verset 28). Cela dit, il faut enfin noter que les bénéficiaires de cette aumône sont, par ordre de préférence, les pauvres parmi les parents, les voisins les plus proches, et ainsi de suite
Dieu reste le plus savant
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
09-09-2011, 06:09 PM
Question : J’ai entendu dire que celui qui commence à faire la prière de Tarawih durant le mois de Ramadhan ne doit pas interrompre, sinon il commet un péché. Etant souvent appelé à assurer un travail de nuit, je suis contraint de ne pas assister à la prière des Tarawih certaines nuits du mois de jeune. Je voudrais savoir si je peux les accomplir tout seul et si l’on peut réciter à partir d’un livre du Coran et combien de rak’a on doit faire
:Réponse
Ce que vous avez entendu dire est une ineptie, une sottise, .. Le savoir théologique se prend , se puise, se récolte, aux sources sures et fiables des vrais représentant de la foi et de la loi que sont les imams et savants religieux justes, sincères, (et compétents, en matière de connaissance du livre de Dieu et de Tradition prophétique ( sunnah
Soyons raisonnables, La prière des Tarawih existe, en forme actuellement connue, depuis le temps du califat de Umar ibn al-Khattab, lequel avait organisé son accomplissement collectif derrière un seul imam connaissant par cœur le Coran, pour mettre fin à l’ambiance cacophonique qui prévalait auparavant, lorsque les fidèles faisaient cette prière isolément ou en petits groupes parsemés dans la mosquée. Umar avait le sens de la discipline et de l’organisation et ne pouvait tolérer le désordre et le chahut, surtout en matière de religion. Le Prophète a dit, au sujet des mérites de la prière nocturne de Ramadhan : « Celui qui se lève pour la prière nocturne de ramadhan par foi et comptant sur la rétribution divine, ses fautes antérieures lui seront pardonnées » (al-Bukhari et Muslim). La prière des Tarawih n’est pas obligatoire, bien que hautement méritoire, parce qu’elle permet aux fidèles qui ne connaissent pas le Coran par cœur de l’entendre réciter au moins une fois intégralement. A l’origine, le Prophète sortait prier dans la mosquée durant les nuits de ramadhan mais comme il constata que les musulmans se mettaient à prier dans la mosquée de peur que Dieu n’instituât l’obligation de la prière nocturne durant ramadhan, ce qui eut été pénible pour beaucoup de fidèles. C’est donc par souci d’épargner aux musulmans une pratique contraignante que le Prophète s’était abstenu de la pratique collective et publique de cette prière. Si quelqu’un veut la faire chez soi, seul ou avec des membres de sa famille ou des amis, rien ne saurait l’en empêcher. Rien, non plus, n’interdit de l’accomplir un jour sue deux, par exemple, si l’on a quelque empêchement à le faire (travail, fatigue, maladie, etc.). On peut également prier en lisant à partir d’un livre du Coran (mushaf), chose qui est aussi bien valable pour les femmes que pour les hommes
Pour ce qui est du nombre de rak’a que doit comporter la prière des Tarawih, si l’on se conforme à l’exemple du Prophète dans la prière nocturne ( salat al-layl), de manière générale, on retiendra huit voire dix rak’a, plus la rak‘a unique du Witr, qui clôt le tout. L’essentiel n’est en fait pas dans la quantité, mais plutôt dans la qualité de l’accomplissement. La prière, en fait toute prière, est d’abord une affaire de recueillement, de présence d’esprit et de piété de cœur devant la Majesté magnifique de Dieu. Prier peu, mais avec excellence et sincérité, vaut mieux que de multiplier des prières sans chaleur et sans âme
Dieu reste le plus savant
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
09-13-2011, 10:50 PM
Question : Si quelqu’un n’a pas prononcé la niyya ( intention de jeûner), est-ce que son jeûne est valable
:Réponse
L’intention (niyya) est l’une des conditions préalable de la validité du jeûne, en vertu du hadith bien connu : « En vérité, les actions ne valent que par les intentions et tout homme sera rétribué en fonction de ce qu’il aura eu
(l’intention de faire » (rapporté par al Bukhari et Muslim
Tous les actes de l’homme, qu’ils soient religieux ou profanes sont mus par des motifs, des raisons, des incitations. Un non-musulman se lave le corps en entier par simple désir de rafraichissement et d’hygiène, tandis qu’un musulman accomplit la même chose pour être rituellement pur (tahir) et apte à la prière et à d’autres actes religieux. La différence est dans la nature de l’intention
Les fuqaha ont exigé l’intention pour le jeûneur. Une seule fois la veille de Ramadhan pour tout le mois suffit chez les malikites. D’autre fuqaha l’exigent la veille de chaque jour du mos de Ramadhan, en vertu d’un hadith rapporté par Ahmed ibn Hanbal et d’autres traditionnistes. « Celui qui n’a pas formé l’intention de jeûne avant l’aube, celui-là n’a point de jeûne » Pour ce qui est du jeûne surérogatoire Aïcha, l’épouse favorite du Prophète, a raconté ceci : « Le Prophète- Dieu prie sur lui et le salue- entra auprès de moi un jour et dit : »Avez-vous quelque chose à manger ? – Non, répondîmes-nous – Dans ce cas, je suis en jeûne », déclara-t-il » (rapporté par Muslim et (Abu Dawud
Il y a pourtant un fâcheux malentendu qui plane sur le concept de la niyya, que nous avons à cœur de dissiper une fois pour toutes. L’intention est une affaire simple, naturelle, sans cérémonial aucun et non point une corvée ou un boulet au pied. Elle est une disposition d’âme et d’esprit, essentiellement intime, ou se manifeste une volition intime. La niyya, comme l’explique un grand faqih moderne » est un acte dont le siège est le cœur et dans lequel la langue n’a absolument rien à voir ; elle signifie volonté (qasd) d’accomplir un acte pour obéir à un ordre de Dieu et chercher à obtenir Son agrément » ( as-Sayid Sabiq, fiqh as-Sunna, 1, p. 438). Ainsi , un homme qui se lève avant l’aube pour le repas du suhur manifeste une intention de jeûner évidente et tout à fait valable. Car l’intention est un acte de conscience, de foi et d’adhésion et non pas une formule incantatoire
Dieu reste le plus savant
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10-01-2011, 07:31 PM
ÇáÓáÇã Úáíßã æÑÍãÉ Çááå æÈÑßÇÊå
ãÇ ÔÇÁ Çááå íÇ ÝÇÊÍÉ Çááå íÝÊÍåÇ Úáíßí ãä ßá ÌÇäÈ
ÑÇÇÇÇÇÇÆÚ ÌÒíÊ Èßá ÍÑÝÇ ÚÔÑÇ
ÝÇÊÍÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ
10-01-2011, 09:46 PM
ÇáÓáÇã Úáíßã æÑÍãÉ Çááå æÈÑßÇÊå .
ÈÓã Çááå ÇáÑÍãä ÇáÑÍíã .ÇáÍãÏááå æÇáÕáÇÉ æÇáÓáÇã Úáì ÑÓæá Çááå æÚáì Âáå æÕÍÈå ÃÌãÚíä .
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